03 février 2007
Challenge ABC 2007 - lettre V
Chronique au pays des mères - Élisabeth Vonarburg

4e couverture
Au Pays des Mères, dans le futur lointain d'une Terre dévastée qui revit peu à peu, les hommes sont rares; seules les Captes des familles - les Mères - font leurs enfants avec les mâles, les autres devant avoir recours à une hasardeuse insémination artificielle... Lisbeï et Tula ne s'en soucient guère, d'abord. Filles de la Capte de Béthély, elles grandissent ensemble, soeurs, amies, amantes. Mais le destin va les séparer. Lisbeï, stérile, doit laisser Béthély à sa cadette, qui sera la Mère. Dans son exile, Lisbeï apprendra à voir plus grand que Béthély, et à se voir elle-même loin des yeux de Tula. Revenue pourtant à Béthély, elle retrouvera sa place dans la chaîne secrète du sang qui relie sa famille au passé du Pays des Mères et aux métamorphoses extraordinaires de son futur.
Histoire d'une société imaginaire, mais qui nous tend un miroir juste assez déformant pour que nous nous y reconnaissions, Chronique au Pays des Mères est aussi la quête d'une enfance à jamais perdue, et une réflexion sur la persistance de la mémoire.
Mon opinion
C'est le roman le plus déconcertant que j'ai lu jusqu'à maintenant. C'est l'histoire de Lisbeï, de toute sa vie en fait. Et ce n'est pas une histoire linéaire. Elle est ntrecoupée de plusieurs événements, de plusieurs rencontres. Un grand puzzle de tranches de vies qui se mélangent.
Je trouve que c'est un roman difficile à lire, dans le sens qu'il ne ''coule'' pas et ne se lit pas tout seul. C'est tellement complexe, ce pays des mères. Le voir par les points de vues des différents personnages. Pourtant, l'histoire était suffisamment mystérieuse et accrocheuse pour me pousser a continuer ma lecture. Je dois dire que c'est vers la moitié du livre que la société des mères, ses différentes parties et sa complexité a vraiment commencé a faire un sens pour moi, et donc que j'ai lu le tout avec plus d'enthousiasme. C'est pour le moins déconcertant, de ne pas pouvoir le résumé même après l'avoir lu. Il y a tellement d'événements que la trame principale se perd un peu. Et la fin...pour tout dire je ne l'ai pas vraiment comprise...mais je l'ai bien aimée tout de même.
Finalement, c'est un livre qu'il faudrait relire plusieurs fois pour bien l'assimiler. Mais je ne pense pas reproduire l'expérience. Je suis contente de l'avoir lu malgré l'impression qui me reste par après. Et j'en suis a me demandé si c'est seulement ce roman là qui est ainsi, ou toute l'oeuvre de Mme Vonarburg. Je ne pense pas lire un autre livre d'elle sous peu, donc je ne pourrai pas vous le dire pour le moment !




